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Les couleurs de Charlotte Callens

Mon plaisir c’est la couleur. Un gris que m’apporte l’automne, un vert du printemps, la lumière de la saison, mais aussi celle de mon humeur du moment, le plaisir d’une rencontre… Le transposer, le fixer, le modeler sur la toile me donne plus d’émotion qu’une représentation réaliste, raconte Charlotte Callens qui, pourtant « l’aime aussi, ayant fait des études aux Beaux-Arts de Wavre, en Belgique, avec pastel, aquarelle… presque tous les soirs, pendant sept ans lorsque mes enfants me laissaient un peu de liberté… » Mais peu à peu, l’artiste a évolué dans sa « démarche artistique, même si de temps en temps, j’esquisse encore quelques croquis… » sourit-elle. Charlotte est de retour à la galerie « L’Arbre », où elle a déjà exposé en 2015.
« Vivant maintenant en France, c’est toujours un plaisir pour moi de revenir à Chédigny, le village des artistes ! » où elle présente une quinzaine de ses dernières créations après de nombreuses expositions en Belgique, en Suisse et en France.
« La création, c’est un travail sur soi, le développement d’un chemin personnel. J’y trouve l’équilibre et le plaisir ». Pour elle, le travail se fait dans la contradiction. Tout commence par l’étalement de la couleur. Une couleur appelle une autre, tantôt épaisse tantôt liquide. Sur la feuille, de la matière, des couleurs se superposent, s’accumulent en abondance, puis l’artiste en enlève une partie pour aller vers une autre, fait disparaître pour mieux apparaître… Dans la main le pinceau a laissé place au papier journal, elle étale, étire, racle, éponge légèrement ou écrase fortement la texture de la peinture.
Pour elle, enlever est plus important que d’ajouter, que ce soit avec le chiffon, l’éponge ou le papier… Absorber fait réapparaître les strates des anciennes couches. De cette manière, la couleur est travaillée en profondeur et donne matière à la toile. Entre apparaître et disparaître, la peinture joue à cache-cache dans l’éphémère, elle se fait et se défait dans un flux constant. La réalisation d’une toile passe par plusieurs étapes, mais en allant toujours vers un allégement. C’est un travail à la fois méditatif et revitalisant.
L’Arbre, espace d’exposition, présente les peintures de Charlotte Callens jusqu’au 1er  septembre. Ouvert du vendredi au dimanche, de 16 h à 19 h, et sur rendez-vous. Contact : 07.88.63.00.27. L’artiste sera présente à la galerie pour le ternissage, dimanche 1er septembre.

La Nouvelle République 14 août 2019

La Côte, Nyon (Suisse), 3 mai 2017

Galerie d’Art, Junod, Nyon (Suisse), 28 avril 2017

La Nouvelle République, 30 mai 2015

Place suisse des Arts, Lausanne, 2014

Artraction (Genève), novembre 2012

Ville de Genève, Culture, 01 juin 2010

Pulsart n° 6, mai 2010

Revue Pharts, n° 66, février-mars 2007

24 Heures, Lausanne, 15 février 2007

Tribune de Genève, 27 janvier 2007

Galerie d’Arts Junod, Nyon (Suisse), 25 janvier 2007

Le Dauphiné Libéré, 9 janvier 2006

Dauphiné Libéré, 27 juin 2004

EducArt, Wavre (Belgique), n° 4 décembre 1998